Options de traitement

Prise en charge de l’auto-agression : soins physiques, thérapie et suivi

Revu sur le plan clinique Dr. Sarah Boss, MD

Mis à jour le

En cas de blessure grave, de suspicion de surdosage ou de danger immédiat de vous faire à nouveau du mal, contactez sans attendre les services d’urgence locaux. Au Royaume-Uni, appelez le 999 ou rendez-vous aux urgences avec une aide adaptée, plutôt que de conduire vous-même si vous êtes souffrant. N’attendez pas de choisir une thérapie ou de remplir un formulaire. Une fois les besoins immédiats pris en compte, la prise en charge de l’auto-agression doit considérer la santé physique, la détresse émotionnelle et les circonstances entourant ce comportement. L’accompagnement doit être respectueux et individualisé, y compris si vous vous êtes déjà fait du mal ou si vous ne savez pas comment arrêter.

Associer soins physiques et soutien émotionnel

L’évaluation médicale peut être la première priorité, mais les échanges ne doivent pas s’arrêter au traitement d’une blessure. La personne peut aussi avoir besoin d’aide face à sa détresse, pour assurer sa sécurité actuelle et pour comprendre les circonstances ayant conduit à l’auto-agression. Ces besoins doivent être pris en compte de manière coordonnée, et non considérés comme des explications qui s’opposent. Une personne peut avoir besoin de soins physiques urgents même si elle ne ressent plus une détresse aussi intense.

Expliquez clairement au service qui vous prend en charge ce qui s’est passé et suivez ses conseils. Ne taisez pas d’informations importantes par gêne et n’essayez pas de déterminer à partir d’Internet si votre état présente un risque médical. NHS inform explique que l’accompagnement doit répondre à la fois aux blessures physiques et aux besoins émotionnels. Lorsque les soins médicaux immédiats sont en cours, demandez qui organise le volet de la prise en charge consacré à la santé mentale.

L’évaluation psychosociale oriente le plan de soins

Une évaluation par un professionnel explore le vécu actuel de la personne, sa santé, ses relations, les soutiens dont elle dispose et sa situation concrète. Elle doit aider à déterminer les soins nécessaires, et pas seulement consigner un événement. Vous pouvez parler des traitements antérieurs, de ce qui vous a aidé et de ce qui a rendu l’accès à un accompagnement difficile. Vous n’avez pas besoin d’arriver avec un diagnostic ou un récit parfaitement structuré.

Le NCISH souligne l’importance d’une évaluation psychosociale menée avec bienveillance. Demandez au professionnel de résumer les besoins identifiés et la prochaine étape. Une évaluation passée ne doit pas être considérée comme une description définitive de votre situation actuelle. De nouveaux épisodes ou un changement de circonstances peuvent nécessiter une nouvelle évaluation plutôt que la simple reconduction d’un ancien plan de soins.

Comprendre le traitement psychologique proposé

Pour les adultes ayant des comportements auto-agressifs, le NICE recommande une intervention adaptée, centrée sur la personne et fondée sur les principes des thérapies cognitives et comportementales (TCC), comme une TCC ou une thérapie de résolution de problèmes. Le plan de soins doit être défini à partir de l’évaluation et mis en œuvre par des professionnels ayant une formation adaptée. Il ne faut pas présumer que chaque personne a besoin des mêmes exercices, du même nombre de rendez-vous ou de la même explication de son comportement.

Demandez ce que la thérapie vous aidera à comprendre ou à mettre en pratique. Le travail peut explorer les situations, les émotions et les réactions, tout en développant des moyens plus sûrs de faire face à la détresse. Une explication utile relie l’approche à vos objectifs et à votre situation. Elle ne doit pas vous rendre responsable de vos difficultés ni considérer les contraintes concrètes comme imaginaires. Signalez au thérapeute lorsqu’un exercice n’est pas réalisable pour vous, vous submerge ou ne répond pas à la préoccupation qui vous a amené à consulter.

Clarifier les soins pour les troubles associés

La dépression, l’anxiété, les difficultés liées à un traumatisme, les problèmes liés à la consommation de substances ou d’autres besoins de santé peuvent nécessiter une prise en charge spécifique. L’auto-agression ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic particulier. Un professionnel doit expliquer quels troubles ont été identifiés, ce qui reste incertain et comment les différents volets du traitement s’articulent. Le plan de soins ne doit pas vous laisser seul face à des recommandations contradictoires à coordonner.

Un médicament peut être prescrit pour un trouble ayant fait l’objet d’une évaluation, mais il ne doit pas être présenté comme un traitement suffisant à lui seul pour mettre fin à l’auto-agression. Discutez avec le professionnel concerné des bénéfices, des risques, de la surveillance et des modalités de prescription permettant de réduire les risques. Ne commencez, n’arrêtez et ne modifiez pas un traitement médicamenteux sur la base de conseils trouvés en ligne. Toute suspicion de surdosage nécessite une prise en charge médicale d’urgence immédiate, sans attendre de savoir si un rendez-vous habituel de réévaluation de la prescription est disponible.

Élaborer un plan de sécurité plutôt qu’un contrat

Un plan de sécurité concret doit vous aider à repérer une détresse croissante et à accéder à un soutien utile. Demandez comment il tiendra compte de votre situation réelle : personnes et services joignables, confidentialité, transports, langue et périodes de fermeture des services habituels. Ce plan doit être compréhensible et accessible, et non simplement un document rempli pour le dossier.

Promettre de ne plus se faire de mal ne remplace pas les soins, et un plan écrit n’offre aucune garantie. Clarifiez ce qu’il faut faire si la première démarche n’aide pas ou si un contact reste injoignable. Discutez des moyens de rendre votre environnement plus sûr avec les professionnels et les personnes de confiance appropriées, sans attendre de quiconque qu’il gère des objets dangereux ou une crise au-delà de ses compétences. Un danger immédiat nécessite toujours de faire appel aux services d’urgence.

S’exercer à réagir sans se faire de mal, avec des attentes réalistes

Un plan peut prévoir de parler avec quelqu’un, de pratiquer une activité apaisante qui vous est familière ou de recourir à une autre action sans danger qui vous a déjà été utile. Ces stratégies doivent être choisies ensemble, plutôt qu’imposées sous la forme d’une liste censée convenir à tous. Les recommandations du NHS présentent ces moyens de faire face à la détresse en complément d’une prise en charge plus globale. Ils ne servent pas à mesurer si vous faites suffisamment d’efforts.

Évitez de remplacer l’auto-agression par une autre activité douloureuse ou susceptible de vous blesser. Informez le professionnel si une technique proposée augmente votre détresse ou si vous ne pouvez pas l’utiliser sans danger. L’objectif de ces exercices est de comprendre ce qui aide et ce qui doit être adapté. Ne faites pas un exercice pour gérer la détresse à la place de recevoir des soins pour une blessure ou de contacter les services d’urgence lorsque vous ne pouvez pas assurer votre sécurité.

Prendre en compte les difficultés concrètes et les relations dangereuses

La prise en charge peut nécessiter un lien avec des aides concernant le logement, les finances, le travail, les responsabilités auprès de proches ou la protection contre les violences. Le seul fait de nommer une thérapie ne résout pas ces difficultés. Demandez quel service peut répondre à chaque besoin concret et si une orientation ou un rendez-vous a été organisé. Un plan utile précise les responsabilités de chacun, plutôt que de vous remettre une liste d’organismes sans indications claires.

Dites à un professionnel, en privé, si l’implication d’un membre de votre famille ou de votre partenaire présente un risque pour votre sécurité. Le soutien familial ne doit pas être présumé bénéfique dans toutes les situations. Un thérapeute peut vous aider face à la détresse et dans vos décisions, tandis que le spécialiste approprié traite les questions de sécurité ou les difficultés concrètes. Le plan doit préserver votre dignité et vos choix, sans conditionner l’accès aux soins à l’acceptation d’une implication de proches que vous ne souhaitez pas.

Guider les personnes qui vous soutiennent et leur confier un rôle adapté

Avec l’accord approprié, une personne de confiance peut vous aider pour les rendez-vous, pour comprendre le plan de soins ou pour maintenir le contact. Demandez quel rôle serait utile et ce qui doit rester du ressort des professionnels. Cette personne ne doit pas remplacer un thérapeute ni être censée vous surveiller à chaque instant. Sa propre sécurité, ses limites et son accès à des conseils comptent également.

Les recommandations du NHS encouragent des réactions bienveillantes et sans jugement. Évitez les menaces, les punitions ou l’exigence d’avoir accès à toutes les conversations privées. Les informations nécessaires à la sécurité peuvent être partagées avec les professionnels concernés sans rendre public le vécu de la personne. Un plan clair doit préciser qui les personnes apportant leur soutien peuvent contacter lorsqu’elles sont inquiètes ou ne savent pas quoi faire.

Réévaluer les difficultés sans interrompre le soutien

Un nouvel épisode doit conduire à soigner toute blessure et à réexaminer les circonstances. Qu’est-ce qui a changé ? Un soutien était-il disponible ? Le plan était-il adapté à la situation ? Le seul décompte des épisodes ne permet pas de comprendre les progrès ou les besoins non satisfaits. Vous devez pouvoir parler honnêtement des difficultés sans avoir le sentiment qu’un nouvel épisode vous rend indigne de continuer à recevoir des soins.

Lors des bilans, prenez en compte la détresse, le fonctionnement au quotidien, les relations, l’accès au soutien et l’utilité du traitement. Un plan peut nécessiter des adaptations, des soins supplémentaires ou un autre cadre de prise en charge. Demandez comment les décisions seront prises et quels objectifs comptent pour vous. L’amélioration peut s’apprécier selon plusieurs critères, et un service ne doit pas se fonder uniquement sur la promesse que l’auto-agression ne se reproduira jamais.

Clarifier la continuité des soins

Avant de quitter une consultation ou un service hospitalier, demandez qui est responsable du suivi, si celui-ci est confirmé et quoi faire s’il n’a pas lieu. Clarifiez les démarches à suivre en cas d’aggravation des symptômes et les possibilités d’aide en dehors des horaires d’ouverture. Informez l’équipe des obstacles qui pourraient vous empêcher de vous rendre aux rendez-vous, afin que des solutions de remplacement puissent être envisagées.

La page d’évaluation associée peut, si vous le souhaitez, vous aider à vous préparer après avoir pris contact avec un professionnel ou un service adapté ; ce n’est ni un test d’auto-agression ni une demande d’orientation vers des soins. Les outils du site VAYEMA ne surveillent pas la détresse et n’envoient pas d’alertes. Les recommandations du NHS sur l’aide urgente en santé mentale décrivent les modalités locales d’accès en Angleterre ; ailleurs, adressez-vous au service approprié là où vous vous trouvez. Un danger immédiat ou une urgence médicale nécessite de contacter directement les services d’urgence, sans attendre un suivi habituel.

Questions fréquentes

Quel traitement est recommandé pour les adultes ayant des comportements auto-agressifs ?

Une évaluation par un professionnel doit guider le plan de soins. Le NICE recommande pour les adultes une intervention psychologique adaptée, fondée sur les principes des TCC, tout en prenant en compte la santé physique, la sécurité et les autres troubles. Demandez en quoi le travail proposé correspond à vos besoins, plutôt que de supposer qu’un même programme convient à tout le monde.

Existe-t-il un médicament spécifique pour arrêter l’auto-agression ?

Un médicament ne doit pas être présenté comme une solution suffisante à elle seule pour mettre fin à l’auto-agression. Un professionnel peut en prescrire pour un trouble évalué séparément et doit discuter de la surveillance ainsi que des modalités permettant de réduire les risques. Ne modifiez pas votre traitement médicamenteux sans avis médical et sollicitez une aide d’urgence en cas de suspicion de surdosage.

Dois-je promettre de ne jamais recommencer avant de recevoir des soins ?

Une promesse ne remplace ni une évaluation ni un accompagnement. Parlez honnêtement de vos incertitudes et de vos difficultés pour que le plan puisse en tenir compte. Les soins doivent se concentrer sur les besoins et les moyens concrets d’assurer votre sécurité, plutôt que de reposer sur un contrat ou d’exiger un récit de progrès sans aucune difficulté.

Que faire si un exercice proposé pour gérer la détresse ne m’aide pas ?

Expliquez au professionnel ce qui s’est passé, si l’activité était réalisable pour vous ou si elle a augmenté votre détresse. Le plan peut être adapté. Ne remplacez pas cet exercice par une activité douloureuse et ne considérez pas l’absence de bénéfice comme un échec personnel. Des préoccupations immédiates concernant votre sécurité ou votre santé physique nécessitent de solliciter directement une aide professionnelle.

Ma famille doit-elle être impliquée ?

Cela dépend de vos souhaits, de vos besoins et de votre sécurité, ainsi que des règles de confidentialité applicables. Une personne de confiance peut être utile, mais son implication ne doit pas être automatique lorsque les relations présentent un danger. Demandez comment seront traitées les préoccupations confidentielles et les informations nécessaires à votre sécurité.

Que se passe-t-il si je me fais à nouveau du mal pendant le traitement ?

Obtenez des soins adaptés pour toute blessure et contactez l’équipe qui vous prend en charge afin de réexaminer la situation. Un nouvel épisode peut indiquer que le plan ou le soutien doit être ajusté. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence plutôt que d’attendre le prochain rendez-vous de thérapie.

Ressources et références

[1] NHS inform : Auto-agression

[2] NCISH : Évaluation psychosociale après un épisode d’auto-agression

[3] NICE : Interventions pour l’auto-agression

[4] NHS : Moyens d’aider à éviter l’auto-agression

[5] NHS : Soutenir une personne qui se fait du mal

[6] NHS : Aide urgente en santé mentale

Découvrir les approches plus en détail

Comprendre le déroulement des séances et les situations auxquelles les données probantes s’appliquent. Ces liens informatifs sont classés par ordre alphabétique ; ils ne constituent ni des recommandations de traitement hiérarchisées ni une confirmation de disponibilité locale.

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