Assessment & self-checks

Usage d’internet : auto-évaluation privée et bilan

Revu sur le plan clinique Dr. Sarah Boss, MD

Mis à jour le

Auto-évaluation des symptômes et de leurs répercussions conçue par VAYEMA — ce n’est pas une échelle validée

Usage d’internet et vie quotidienne

Répondez aux énoncés ci-dessous pour repérer les expériences et les domaines de votre vie quotidienne que vous estimez les plus touchés. Ces questions ont été conçues par VAYEMA et ne constituent pas une échelle diagnostique validée. Aucun score de sévérité clinique ni de probabilité diagnostique n’est calculé.

Cet outil traite vos réponses uniquement sur cette page. Elles ne sont ni transmises, ni surveillées, ni enregistrées automatiquement. Aucun nom, aucune adresse e-mail et aucun compte ne sont nécessaires. Utilisez un appareil personnel et effacez vos réponses lorsque vous avez terminé.

Pour les adultes de 18 ans et plus. Cette auto-évaluation ne permet ni de diagnostiquer ni d’exclure un trouble. Toute inquiétude concernant un enfant nécessite une évaluation professionnelle adaptée à son âge.

En pensant aux quatre dernières semaines, dans quelle mesure chaque énoncé correspond-il à votre expérience ?

1. Je reste en ligne plus longtemps que prévu malgré mes tentatives pour arrêter.
2. Mes activités en ligne empiètent sur mon sommeil, le soin que je prends de moi ou mes responsabilités.
3. J’ai du mal à me déconnecter, même lorsque je n’y prends plus de plaisir.
4. Ces habitudes provoquent de la souffrance ou des conflits dans ma vie quotidienne.

Contexte complémentaire — non pris en compte dans un score de questionnaire

Ces expériences ont-elles persisté ou sont-elles revenues à plusieurs reprises au-delà de la période couverte par cette auto-évaluation ?
Ces expériences ont-elles nettement changé par rapport à vos habitudes ?
Dans quelle mesure ces problèmes ont-ils rendu difficiles votre travail, vos tâches à la maison ou vos relations avec les autres ?

Ces questions ont été conçues par VAYEMA et ne constituent ni un outil diagnostique ni une échelle de sévérité validée. Elles résument les expériences que vous sélectionnez, sans prédire un diagnostic ni un préjudice futur. Informations générales sur le trouble ; cette source ne cautionne pas cette auto-évaluation.

Identifier l’activité plutôt que poser un diagnostic à partir de l’appareil

Le professionnel doit chercher à savoir si la préoccupation principale concerne les jeux vidéo, les jeux d’argent, les achats, les réseaux sociaux, les contenus sexuels, la recherche d’informations ou une autre activité. L’appareil lui-même n’explique pas pourquoi certaines habitudes posent problème. Une personne peut utiliser le même téléphone pour accéder à des soins essentiels et pour un comportement répétitif qui lui porte préjudice. Regrouper ces usages dans un seul total peut masquer la question clinique pertinente.

La description du trouble du jeu vidéo par l’OMS concerne un comportement précis, et non l’ensemble des usages d’internet. L’évaluation doit déterminer le cadre pertinent et en expliquer les limites. Vous pouvez demander de l’aide pour une souffrance ou des difficultés au quotidien, même en l’absence d’un diagnostic formel d’addiction. L’objectif est de mieux comprendre la situation et de définir une prochaine étape adaptée, pas de faire entrer toutes les préoccupations liées au numérique dans une même catégorie.

Décrire vos habitudes dans votre vie quotidienne

Pour préparer l’évaluation, il peut être utile de noter à quels moments l’activité a lieu, ce que vous aviez prévu et ce qui se passe généralement ensuite. Précisez les aspects de votre travail, de vos études, de vos responsabilités auprès de proches, de vos besoins d’accessibilité et de vos relations importantes qui dépendent d’un accès au numérique. Ces éléments aident à distinguer les usages nécessaires de ceux que vous souhaitez modifier. Une semaine de travail exceptionnellement chargée ou des vacances ne reflètent pas forcément vos habitudes ordinaires.

Quelques exemples suffisent pour commencer. Vous pouvez décrire le fait de repousser régulièrement l’heure du coucher, de ne pas accomplir une tâche ou de passer d’une application à l’autre alors que vous aviez prévu d’arrêter. Mentionnez aussi les occasions où vous parvenez à vous déconnecter sans difficulté. Le professionnel pourra tenir compte de ces différences plutôt que de se fonder uniquement sur votre journée la plus difficile. Il n’est pas nécessaire d’acheter un logiciel de suivi, de fournir un total exact ou de préparer un historique numérique complet avant de demander de l’aide.

Le contrôle et les conséquences comptent autant que le temps passé

Le professionnel chargé de l’évaluation examine votre marge de manœuvre et ce qui est délaissé au profit de l’activité. Un temps total élevé ne suffit pas à établir un trouble, tandis qu’une activité plus courte peut avoir des conséquences importantes si elle perturbe régulièrement une responsabilité essentielle. La signification du comportement dépend de son contexte, de sa persistance et de ses effets. Un relevé d’utilisation de l’appareil peut éclairer l’échange, mais ne peut pas, à lui seul, fournir cette interprétation.

Réfléchissez à ce qui vous préoccupe : le temps passé, la place qu’occupe l’activité dans vos pensées, l’argent, l’évitement, les conflits ou plusieurs de ces aspects. Par exemple, une personne qui passe des heures à travailler en ligne n’a pas les mêmes besoins d’évaluation qu’une personne qui joue régulièrement à des jeux d’argent pendant son travail. Ni l’utilisation du même appareil ni une durée similaire ne rendent les questions cliniques identiques. Le guide pour mieux comprendre explique cette distinction générale, sans poser de diagnostic sur vos habitudes personnelles.

Se demander ce que l’activité en ligne vous apporte

Les espaces en ligne peuvent offrir des liens avec les autres, de l’information, des repères et des possibilités de participation difficiles à trouver ailleurs. Une évaluation doit reconnaître ces bénéfices. Il s’agit de comprendre leur place dans votre santé et votre quotidien, et non de remettre en question la valeur des relations numériques. Comprendre ce qu’un changement pourrait vous faire perdre aide le professionnel à recommander un plan réaliste, plutôt que de simplement supprimer une activité.

Vous pouvez avoir le sentiment que certains usages sont choisis et ont du sens, tandis que d’autres sont répétitifs ou difficiles à interrompre. Expliquez cette différence. Le professionnel peut explorer ce que vous souhaitez préserver et ce que vous voulez changer, sans exiger une déconnexion complète. Il est également possible de ne pas encore savoir quels sont vos objectifs. Clarifier vos hésitations et les obstacles pratiques fait partie du rendez-vous ; cela ne signifie pas que vous n’êtes pas prêt à recevoir de l’aide.

Examiner les difficultés propres à chaque activité et les autres explications possibles

La répétition de jeux d’argent, d’achats ou de jeux vidéo peut nécessiter une évaluation plus spécifique. La recherche d’informations pour se rassurer sur sa santé peut relever d’un fonctionnement différent de la navigation à des fins de divertissement. Le professionnel doit s’intéresser à la fonction du comportement et aux symptômes pertinents, plutôt que d’appliquer une explication générale par l’addiction. Plusieurs difficultés peuvent coexister, mais cela ne signifie pas que vous devez lire tous les articles proposés ou remplir tous les questionnaires.

Les guides d’évaluation des jeux d’argent, des jeux vidéo et des achats présentent les questions associées. Abordez les préoccupations qui comptent le plus pour vous lors d’un même entretien clinique et demandez quelle évaluation complémentaire serait utile. Cela peut éviter les répétitions et aider l’équipe soignante à distinguer la présence de plusieurs activités de celle de plusieurs troubles distincts.

La santé, l’humeur et le sommeil ont leur place dans l’échange

Une évaluation peut explorer une baisse de l’humeur, l’anxiété, le sommeil, les médicaments, la consommation de substances et les symptômes physiques. Leur chronologie peut aider à comprendre leurs interactions avec les activités en ligne. Le professionnel ne doit pas supposer qu’internet est à l’origine de toutes les difficultés, ni qu’une explication psychiatrique rend les symptômes physiques négligeables. Des symptômes nouveaux ou sévères peuvent nécessiter des soins médicaux adaptés, indépendamment des habitudes numériques.

Le guide d’évaluation du sommeil explique pourquoi choisir de rester en ligne, ne pas parvenir à dormir et présenter d’autres troubles du sommeil sont des questions différentes. Décrivez les effets pendant la journée et les responsabilités que la fatigue perturbe. Ne conduisez pas et n’effectuez pas de tâches dangereuses en cas de somnolence ou d’altération de vos capacités. Une évaluation utile prend en compte à la fois la santé et les circonstances pratiques, plutôt que de considérer une règle de temps d’écran comme la réponse à toutes les difficultés.

Pourquoi les résultats des tests en ligne peuvent différer

Les questionnaires diffèrent par leur formulation, la période considérée, l’activité ciblée et leur seuil de classification. Une étude de 2024 sur le dépistage des usages d’internet par activité a constaté des différences de classification entre les outils. Cela ne rend pas toute mesure inutile ; cela signifie que les résultats doivent être interprétés de manière appropriée. Un total ne suffit pas à établir une cause, à distinguer tous les troubles ou à déterminer le cadre de soins adapté.

Les questions proposées ici ne constituent ni une échelle de dépistage validée ni une version adaptée de l’Internet Addiction Test. Elles ne donnent aucun score ni aucune probabilité diagnostique. Répéter des tests jusqu’à obtenir des résultats concordants ne résout pas nécessairement la préoccupation. Vous pouvez apporter vos résultats comme éléments de contexte facultatifs, mais privilégiez les expériences qu’ils reflètent. Vous pouvez demander une évaluation sans résultat de test, et un score faible ne doit pas empêcher un échange sur des habitudes qui affectent votre vie.

Les observations des proches et la confidentialité nécessitent un cadre clair

Un proche peut remarquer des conversations interrompues, des engagements non tenus ou des changements de routine. Ses observations peuvent être utiles lorsque cela est approprié, mais elles doivent être distinguées de ses suppositions sur ce que vous ressentez ou sur vos intentions. Le récit de la personne adulte concernée reste important. Le professionnel doit préciser ce qui peut être partagé, si un temps d’entretien individuel est possible et quel serait l’objectif d’un rendez-vous avec un proche.

Pour une personne plus jeune, il faut vérifier que les compétences professionnelles, les modalités de consentement et les mesures de protection sont adaptées à son âge. Le soutien aux familles peut aussi porter sur les préoccupations propres aux proches, sans diagnostiquer une personne absente. Recueillir secrètement des messages ou exiger des mots de passe n’est pas une condition habituelle d’évaluation. Si le conflit implique de l’intimidation ou un danger, une aide adaptée pour assurer la sécurité est prioritaire sur une discussion ordinaire des limites d’usage du numérique.

Ce que l’évaluation doit permettre de définir

Demandez une compréhension provisoire de la situation, les incertitudes éventuelles et une explication de la prochaine étape recommandée. Le plan peut prévoir une thérapie centrée sur l’activité, des soins pour un autre trouble, un soutien pratique ou une orientation vers un spécialiste. Il doit préciser qui assure chaque volet, la fréquence initiale, les coûts et les modalités de réévaluation. Un diagnostic ne constitue pas, à lui seul, un plan de soins complet, et une catégorie de dépistage ne doit pas conduire automatiquement à un programme de grande ampleur.

Le guide de prise en charge présente les approches psychologiques et pratiques. Un essai clinique sur la TCC en ambulatoire montre que des interventions spécifiques ont été étudiées, et non qu’il existe un traitement universel éprouvé pour toutes les habitudes en ligne. Demandez comment le professionnel relie les données scientifiques à votre activité et à votre situation, et comment il réexaminera l’approche si elle ne vous aide pas.

Utiliser la fiche de préparation seulement dans la mesure où elle vous aide

Notez des observations générales et les questions auxquelles vous souhaitez obtenir des réponses. Vous pouvez laisser des questions sans réponse, effacer le texte ou télécharger vos notes pour votre usage privé. Les notes ne sont pas envoyées à VAYEMA ni ajoutées à un dossier de demande de renseignements. Un fichier téléchargé reste sur votre appareil et doit être conservé de manière confidentielle. Évitez les informations personnelles inutiles, surtout sur un ordinateur ou un téléphone partagé.

Une demande de renseignements sur une évaluation VAYEMA permet d’aborder les compétences adaptées et les modalités pratiques. La préparation est facultative. Une négligence grave de ses besoins essentiels, un danger immédiat ou l’impossibilité de rester en sécurité nécessitent des soins urgents locaux adaptés, plutôt qu’un message ordinaire ou un autre résultat en ligne. L’outil ne surveille pas les risques et n’envoie pas d’alertes. Son rôle est de faciliter un entretien clinique prévu, pas de retarder une aide nécessaire.

Questions fréquentes sur l’évaluation de l’usage d’internet

Cette page calcule-t-elle un score d’addiction à internet ?

Non. Elle propose des questions de préparation originales, sans score, et non un questionnaire diagnostique validé. L’outil ne détermine ni un trouble, ni sa sévérité, ni une durée d’utilisation sans risque. Une évaluation professionnelle doit tenir compte de l’activité, du contexte, des conséquences et des autres besoins de santé pertinents.

Dois-je apporter mon relevé de temps d’écran ?

Vous pouvez l’apporter s’il vous paraît utile, mais il n’est pas obligatoire et ne permet pas de diagnostiquer le problème. Expliquez ce que ce temps comprend et quelle activité vous préoccupe. Le travail, les besoins d’accès et les échanges importants ne doivent pas être automatiquement regroupés avec des habitudes préjudiciables dans une seule conclusion clinique.

Le professionnel aura-t-il besoin de mes mots de passe ou de mes messages ?

Cet outil de préparation ne demande aucune information de ce type. Commencez par des observations générales plutôt que par un accès à vos comptes ou à vos données privées. Toute information complémentaire doit répondre à un objectif clinique clair et être encadrée par des dispositions de confidentialité adaptées, plutôt que d’être recueillie comme preuve habituelle de votre engagement.

Et si j’ai besoin d’internet pour des besoins d’accès liés à un handicap ?

Expliquez ces besoins pour que l’évaluation et la prise en charge préservent les fonctions essentielles. Un plan utile distingue les activités nécessaires ou bénéfiques des habitudes qui posent problème. Supprimer l’accès sans tenir compte de son rôle n’est pas une recommandation clinique individualisée.

Ma famille peut-elle diagnostiquer le problème à partir de mon utilisation des appareils ?

Vos proches peuvent décrire leurs préoccupations et demander du soutien, mais leurs seules observations ne permettent pas d’établir votre diagnostic. Une évaluation adaptée doit prendre en compte votre expérience et le contexte plus large. La participation de la famille nécessite un cadre clair, et les personnes plus jeunes ont besoin de modalités professionnelles adaptées à leur âge.

Dois-je remplir cette fiche avant de demander de l’aide ?

Non. Vous pouvez demander un échange en décrivant brièvement votre situation avec vos propres mots. La fiche de préparation est facultative et ne détermine pas votre accès à l’aide. Toute préoccupation urgente concernant votre santé ou votre sécurité doit être adressée immédiatement aux services adaptés, sans attendre d’avoir terminé la préparation.

Ressources et références

[1] OMS : description clinique spécifique du trouble du jeu vidéo

[2] Étude de validation de 2024 comparant des outils de dépistage des usages spécifiques d’internet

[3] Essai clinique randomisé sur le traitement des troubles liés à internet et aux jeux sur ordinateur

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