Comprendre le trouble

Difficultés relationnelles : les comprendre et savoir quand demander de l’aide

Revu sur le plan clinique Dr. Sarah Boss, MD

Mis à jour le

Les difficultés relationnelles peuvent soulever des questions très différentes : comment aborder un désaccord récurrent, savoir si une limite est respectée ou déterminer le soutien dont vous avez besoin. Ce guide vous aide à comprendre la difficulté avant de choisir une réponse. Il concerne les relations entre adultes au sens large, et pas seulement les relations amoureuses. Il ne pose de diagnostic ni pour vous ni pour une autre personne, ne juge pas votre compatibilité et ne vous dit pas de rester ou de partir. En présence de peur, de contrainte ou de danger immédiat, la sécurité passe avant un exercice de communication ou un rendez-vous à deux.

Ce que peuvent recouvrir les difficultés relationnelles

Une difficulté relationnelle décrit une situation qui vous préoccupe ; elle ne constitue pas en elle-même un diagnostic. Elle peut concerner un partenaire, un ami, un membre de votre famille ou un collègue. La BACP explique que l’accompagnement relationnel peut porter sur ces différents liens et qu’il n’est pas nécessaire d’attendre une crise pour y avoir recours. Le point de départ pertinent est la question que vous souhaitez explorer avec de l’aide. [1]

Essayez de décrire concrètement ce qui vous préoccupe avant de chercher à y mettre une étiquette. Vous pourriez, par exemple, expliquer que des arrangements sont régulièrement modifiés sans discussion, que vous êtes en désaccord sur les contacts avec la famille ou que vous ne savez plus comment aborder un sujet important. Ces exemples décrivent des situations, et non des types de personnalité. Ils permettent de se demander ce qui s’est passé, ce qui compte pour vous et quel changement serait réellement utile.

Distinguer le désaccord de ses conséquences

Un désaccord ne suffit pas, à lui seul, à établir qu’une relation est malsaine. Les recommandations du NHS reconnaissent que les désaccords font partie des relations, tout en soulignant que les conflits non résolus peuvent affecter le bien-être. Elles suggèrent de reprendre une discussion difficile lorsque les personnes concernées sont plus calmes. Ce conseil général suppose que chacun puisse faire une pause, exprimer un désaccord et parler librement sans danger ; il ne constitue pas une réponse à l’intimidation ou aux violences. [2]

Pour réfléchir à votre situation, distinguez le sujet du désaccord de ses effets. Deux personnes peuvent être en désaccord sur une visite familiale tout en se sentant libres d’en parler et de prendre une décision. Une autre personne peut éviter d’évoquer cette visite par peur de la réaction. Le sujet, à lui seul, n’explique pas la situation. Examinez ce qui se passe avant, pendant et après l’échange, plutôt que d’utiliser le nombre de disputes comme une mesure de la qualité de la relation.

Décrire un schéma récurrent sans poser de diagnostic

Pour préparer une demande de soutien, il peut être utile de choisir un exemple récent et d’en décrire le déroulement. De quoi parliez-vous ? Qu’avez-vous dit ou fait ? Que s’est-il passé ensuite ? Qu’est-ce qui est resté sans réponse ? Distinguez les observations des interprétations. Dire qu’une conversation s’est terminée sans accord n’est pas la même chose qu’affirmer savoir pourquoi une personne y a mis fin. Vous pouvez expliquer ce que cela a signifié pour vous sans présenter cette interprétation comme une intention démontrée.

Vous pourriez, par exemple, écrire : une demande pratique a entraîné une discussion plus longue sur l’équité, aucune des deux personnes ne s’est sentie écoutée et la décision initiale a été reportée. Il s’agit d’une illustration, et non d’un schéma universel ou d’une affirmation selon laquelle les responsabilités seraient égales. Évitez de vous appuyer sur un article en ligne pour poser un diagnostic sur une personne qui ne fait pas l’objet d’une évaluation. Votre préoccupation peut être prise au sérieux sans attribuer une étiquette à sa personnalité ni prétendre expliquer avec certitude ce qu’elle pense ou ressent.

Tenir compte du contexte concret et des ressentis personnels

Examinez le contexte dans lequel le problème survient. Le désaccord porte-t-il principalement sur le temps, la vie privée, l’argent, les responsabilités envers des proches, l’intimité ou les attentes de chacun ? Quelles décisions sont réellement possibles et quelles contraintes ne peuvent pas être modifiées immédiatement ? Ces questions sont des pistes pour comprendre votre situation, et non une liste de causes à cocher. Un problème pratique peut nécessiter une réponse pratique : parler des émotions ne résout pas automatiquement un manque de temps ou de soutien.

Par exemple, un désaccord sur la disponibilité peut être lié à la fois aux horaires de travail et à des attentes différentes concernant la fréquence des contacts. Vous pouvez distinguer ces questions : ce qui est réalistement possible, ce que chacun préfère et si un accord est acceptable. Le contexte ne doit pas servir à excuser des comportements préjudiciables. Comprendre les circonstances n’est utile que si cela vous aide à décrire plus précisément le problème et à envisager des options sans minimiser votre vécu.

Poser des limites ne mesure pas votre attachement

Les recommandations du NHS sur les relations conseillent de réfléchir au soutien que vous pouvez raisonnablement offrir et de préserver du temps pour vos propres besoins. Poser une limite peut rendre ces possibilités plus claires. En pratique, vous pouvez préciser quand vous êtes disponible ou quelles responsabilités vous pouvez accepter. Cela se distingue du fait de contrôler les contacts, les déplacements ou les choix d’un autre adulte. [2]

Pour une discussion que vous pouvez mener sereinement et sans danger, envisagez une proposition précise plutôt qu’une demande générale de tout changer. Vous pouvez demander que les arrangements soient convenus à l’avance ou expliquer que vous n’êtes pas disponible à un moment donné. L’autre personne peut ne pas être d’accord, et vous pouvez décider si sa réponse vous convient. Cela ne vous oblige pas à négocier chacune de vos limites ni à reprendre une discussion si cela vous expose à un préjudice.

La peur et les comportements de contrôle appellent une autre réponse

Les violences au sein du couple ou de la famille ne se limitent pas à la violence physique. Les recommandations du gouvernement britannique décrivent l’isolement, le contrôle de l’argent, les menaces et la surveillance comme des formes possibles de violence. L’absence de blessure ne transforme pas ces situations en simples tensions relationnelles. Vous n’avez pas besoin de leur donner un nom précis avant de demander un échange confidentiel auprès d’un service de soutien spécialisé. [3]

En présence de violences, un accompagnement à deux ne doit pas être proposé par défaut. La National Domestic Violence Hotline avertit que les confidences faites lors d’une séance commune peuvent être utilisées contre le partenaire qui subit les violences. Recherchez plutôt un soutien individuel spécialisé. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence locaux. N’utilisez pas ce guide pour confronter une personne ou pour démontrer que vous pouvez rester dans une situation sans danger. [4]

Distinguer les préoccupations relationnelles des questions de santé mentale

Un problème relationnel ne permet pas de conclure que l’une ou l’autre personne présente un trouble de santé mentale. De même, une préoccupation concernant la santé mentale mérite une évaluation à part entière, plutôt que d’être réduite à une simple dispute. Les recommandations du NHS sur la dépression incluent, dans certaines situations appropriées, des traitements centrés sur les relations. Cela ne signifie pas que toute difficulté relationnelle relève d’une dépression, ni qu’un accompagnement relationnel remplace des soins individuels. [5]

Pour préparer un rendez-vous, vous pouvez formuler deux questions : quelle aide pourrait répondre à la difficulté relationnelle, et votre propre santé nécessite-t-elle une attention distincte ? Décrivez les changements que vous avez remarqués sans choisir un diagnostic à partir d’un résultat de recherche. Demandez qui devrait évaluer chaque question et comment les différents professionnels pourraient se coordonner, avec les consentements appropriés. Ne prenez pas la responsabilité de diagnostiquer ou de soigner un autre adulte pour faire fonctionner la relation.

Des besoins différents ne conduisent pas toujours à un objectif commun

Avant de discuter des solutions, réfléchissez à ce que vous souhaitez comprendre. Vous pouvez chercher un accord plus clair, davantage d’autonomie, un soutien pour une décision difficile ou de l’aide pour exprimer une préoccupation. L’autre personne peut avoir un objectif différent. Plutôt que de supposer qu’il existe nécessairement une seule bonne issue, repérez les questions qui vous sont communes et celles qui vous appartiennent. Vous pouvez rester dans l’incertitude tout en demandant du soutien.

Ce guide ne hiérarchise pas les formes de relation, les cultures ou les modes de vie. Une attente ne doit pas être considérée comme acceptable au seul motif qu’elle est présentée comme traditionnelle, ni comme problématique simplement parce qu’elle diffère des préférences d’une autre personne. Demandez-vous si la participation à la relation et les décisions sont librement choisies. Un échange avec un professionnel doit laisser une place à vos valeurs et à votre situation, plutôt que vous imposer une réponse prédéterminée sur la relation que vous devriez avoir.

Déterminer le type de soutien que vous recherchez

L’accompagnement relationnel est une possibilité pour explorer des difficultés, mais cette appellation ne précise pas exactement qui participe ni comment le travail est organisé. La BACP distingue le travail individuel du travail centré sur la relation et souligne l’importance de choisir un professionnel ayant une expérience pertinente pour les séances à plusieurs. Demandez au service d’expliquer le format proposé, plutôt que de supposer qu’un partenaire ou un proche doit assister au premier rendez-vous. [6]

Une première demande de renseignements peut être brève : indiquez le type de relation concerné, la question que vous souhaitez aborder et si vous préférez un entretien individuel. Vous pouvez aussi vous renseigner sur la langue des échanges, l’accessibilité, les rendez-vous en ligne et les dispositions prévues pour préserver la confidentialité. Vérifiez la disponibilité du service et son adéquation à vos besoins avant d’envoyer des informations sensibles. Les questions pratiques, financières ou juridiques peuvent nécessiter un service distinct disposant des compétences requises ; un rendez-vous d’accompagnement ne répond pas nécessairement à tous les aspects de la situation.

Choisir une prochaine étape sans transformer la réflexion en verdict

Vous n’avez pas besoin de disposer d’une explication complète avant de demander de l’aide. Choisissez une question qui rendrait le prochain échange utile. Il peut s’agir de savoir comment présenter votre préoccupation, si un type de rendez-vous particulier est adapté ou comment distinguer votre soutien personnel d’une démarche commune. Évitez de prendre une décision majeure uniquement parce qu’un article ou un questionnaire en ligne attribue une étiquette à votre relation.

Le guide complémentaire sur la prise en charge présente les questions à poser au sujet de l’accompagnement relationnel et des autres formes de soutien. Le guide d’évaluation propose des notes préparatoires facultatives, sans score ; il ne note pas votre relation et ne détermine pas qui a raison. Une demande auprès de VAYEMA peut commencer par le soutien que vous recherchez, sans transmettre un récit détaillé de la vie privée d’une autre personne. Les services proposés, l’adéquation du professionnel à vos besoins et les modalités des rendez-vous doivent être confirmés avant de vous organiser.

Questions fréquentes

Les problèmes relationnels sont-ils une maladie mentale ?

Pas en eux-mêmes. Les difficultés relationnelles décrivent des préoccupations au sein d’une relation, et non un diagnostic psychiatrique. Un trouble de santé mentale distinct peut également nécessiter une évaluation, mais ce guide ne peut pas l’établir pour vous ou pour une autre personne. Présentez la difficulté relationnelle et vos éventuelles préoccupations de santé à un professionnel qualifié, plutôt que de supposer que l’une explique les autres.

L’accompagnement relationnel désigne-t-il uniquement la thérapie de couple ?

Non. Ce terme peut inclure un travail sur les relations familiales, amicales ou d’autres relations, ainsi que sur la relation de couple. Demandez au professionnel ce qu’il propose et si le rendez-vous envisagé est individuel ou à plusieurs. Vous n’avez pas besoin d’inviter une autre personne simplement pour faire une première demande de renseignements ou préciser le soutien qui pourrait convenir. [1]

À partir de combien de disputes une relation est-elle malsaine ?

Ce guide ne s’appuie pas sur un nombre de disputes ni sur un seuil. Examinez la nature des échanges, leurs conséquences, votre possibilité d’exprimer librement un désaccord et le soutien dont vous avez besoin. Une relation sans disputes n’est pas automatiquement sûre, et un désaccord ne constitue pas à lui seul un diagnostic. La peur, les menaces ou la contrainte nécessitent une attention particulière, quelle que soit la fréquence des disputes.

Puis-je travailler sur mes propres préoccupations si l’autre personne refuse de participer ?

Vous pouvez vous renseigner sur un soutien individuel et expliquer ce pour quoi vous souhaitez de l’aide. Centrez l’objectif sur vos propres décisions, besoins et réactions, plutôt que d’attendre d’un professionnel qu’il change une personne absente. Un entretien individuel peut aussi vous aider à déterminer si un autre service ou une démarche pratique distincte est nécessaire.

Devons-nous essayer un accompagnement à deux si j’ai peur ?

Parlez de cette peur en privé à un spécialiste compétent avant d’organiser un travail à deux. N’utilisez pas un exercice commun pour vérifier si la situation est sûre. Un site internet ne peut pas évaluer le risque dans votre situation, et rien ne vous oblige à exposer vos préoccupations devant la personne dont vous avez peur. En cas de danger immédiat, faites appel aux services d’urgence locaux.

Dois-je décider de rester ou de partir avant de demander de l’aide ?

Vous n’avez pas besoin d’avoir pris une décision pour demander un entretien. Vous pouvez expliquer que vous êtes dans l’incertitude et souhaitez comprendre les options qui s’offrent à vous. Ce guide ne choisit pas une issue à votre place et ne promet pas qu’une relation puisse être réparée. Si votre sécurité est en jeu, privilégiez un soutien individuel spécialisé plutôt que d’attendre un accord sur un accompagnement.

Ressources et références

[1] BACP : Accompagnement relationnel

[2] NHS : Préserver des relations saines et le bien-être psychologique

[3] GOV.UK : Soutien face aux violences au sein du couple ou de la famille

[4] National Domestic Violence Hotline : Thérapie de couple et violences

[5] NHS : Traitement de la dépression chez l’adulte

[6] BACP : Accompagnement du couple et limites professionnelles

Commencez par une évaluation confidentielle.

Nous cherchons d’abord à comprendre ce que vous vivez, puis nous échangeons sur les professionnels et le niveau d’accompagnement qui pourraient vous convenir.

VAYEMA

Que souhaitez-vous découvrir ?

Saisissez au moins deux caractères pour lancer la recherche.

VAYEMA

Soins privés en santé mentale

Nous vous aidons à trouver la prochaine étape.

Vous n’avez pas besoin de choisir un professionnel ou un programme de soins à l’avance.

Indiquez vos coordonnées et vos préférences pratiques. Notre équipe échangera avec vous pour déterminer la prochaine étape adaptée à votre situation.

Ce formulaire transmet vos informations par e-mail à [email protected]. Veuillez ne pas inclure de symptômes, d’antécédents médicaux, de précisions sur vos médicaments ni de documents médicaux.

Format de consultation souhaité

Sélectionnez toutes les options qui vous conviennent.

Le format souhaité, les disponibilités du professionnel et les éventuels frais sont discutés avant de convenir d’un rendez-vous. Si vous avez besoin d’une aide urgente, contactez les services d’urgence locaux sans attendre de réponse à ce formulaire.

Vous préférez nous écrire par e-mail ? Écrivez à [email protected].

Consultez nos informations sur la confidentialité avant de communiquer des informations personnelles.

VAYEMAYOUR NEXT STEP
Automated service guide Not clinical care Français

Vous n’avez pas à chercher les réponses seul.

Découvrez, à votre rythme, les formes d’accompagnement possibles. Vous n’avez pas besoin d’un diagnostic ni de trouver les mots justes pour commencer.